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Des padzas de Dapani aux padzas de Bouéni



Autre jour, autre marche, autres padzas. 

Pour ne pas oublier la configuration de l'île

Le cercle rouge permet de situer la région des padzas de Bouéni.
 On voit bien qu'elles se trouvent dans la bouche de l’hippocampe.

Un peu plus en détails, avec le sentier tracé. 
Oui facile comme ça...mais pas tant.

Nous partons donc  pour le chemin des padzas de Bouéni, au sud de l'île. Il ne s'agit pas d'un GR mais d'un sentier. Il a été balisé quand Mr X a eu envie de le mettre dans le guide, et puis Mr X est certainement parti maintenant après avoir été payé. Aujourd'hui le sentier est, ou n'est plus, balisé. La nature vous amène alors où elle a envie.

Bref, nous avons commencé sur un chemin, certainement le bon, puis nous avons fini au pied d'un pylône de télécommunication (en plein milieu des flèches sur la photo satellite). Un virage mal pris à coup sûr. Bof bof... 






Le début est superbe, les padzas sont magnifiques, le rouge de la terre l'est tout autant. Nous commençons l'ascension sans nous presser. Et c'est bien là le problème. La nuit tombe très très vite sur Mayotte. À 17h il sera bien trop tard. Sortir des padzas, un terrain très glissant, sans lumière n'est pas conseillé du tout. Nous avons donc accéléré et c'est sur une partie du sentier non balisé que nous avons du louper un virage.  

Mais nous continuons... Même si au milieu de ces padzas la chaleur est limite insoutenable, la nature est bien belle. 




Un peu plus haut, nous voyons la fin de ce paysage désertique. Jusque là, tout va bien, nous sommes sur le sentier. La marque sur l'arbre nous le montre. Mais cette tête de zébu nous souhaite-t-elle là bienvenue ? 






Le Mont Choungui au dernier plan, un clic pour le revoir




Je parle de la fin d'un paysage désertique... si seulement il pouvait s’arrêter là ! 
Malheureusement, nous continuons et voilà le paysage que nous trouvons maintenant. 





La colère s'empare de nous devant un tel massacre. Des brûlis, des arbres réduits en cendre, achevés.... Mais que faire devant des populations qui ont des familles à nourrir et peu de moyens.  Le sud de l'île est encore très pauvre, et l'environnement est bien le dernier, ô combien, de leur soucis. Ils n'y pensent même pas.... 


Champs de bananiers après brûlis

Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils tuent leur île et réduisent le temps de vie des futures générations. Les padzas grignotent peu à peu les terres, un jour certainement, il n'y aura que de la terre rouge....Peut être que ce jour là, l'île redeviendra à la vie sauvage... Allez savoir ? 

 En attendant, la vie s'est installée. Animaux domestiques et cultures




Ananas, Ananas comosus

Une première, rencontre avec un ananas à "deux têtes".


Arbre à pain, Artocarpus altilis

 Arbre de quinze à vingt mètres. 
Le fruit se consomme comme une pomme de terre: bouilli, frit, cuit à la braise. C'est excellent !
Il est aussi utilisé en pâtisserie.



Les agaves font parfois plus de 4 mètres... 
Celles-ci sont encore petites (+/- 1 mètre).

Un peu de hauteur et presque toute l' île apparaît ...


Village de Hanyoundrou


îlot de sable blanc et barrière de corail au dernier plan


Ah, les voilà nos fameuses antennes relais. 
Quel bonheur de trouver ça à notre arrivée là-haut... 
En effet, un virage a été loupé quelque part ... 







À suivre, quelque rencontres dans ces paysages rouges vifs